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Critique avant la sortie · Au cinéma depuis le 04/08/2027

Bluey, le film : critique en avant-première d'une famille de chiens trop futée qui saute enfin sur grand écran

Films anglaisFilms australiensFilms américainsFilms d'animationFilms familiauxFilms pour enfantsFilms de chiens

Rares sont les programmes jeunesse que les parents attendent en secret plus que leurs enfants. Bluey en fait partie. Le 4 août 2027, la petite chienne bleue passe au grand écran, et c'est son créateur, Joe Brumm, qui tient lui-même la caméra. L'enjeu est énorme, et c'est justement pour ça que je croise les doigts.

8,5/10
Note attendue
Si Joe Brumm parvient à garder le cœur et l'humour de la série sur la durée d'un long métrage, ce pourrait être le plus beau film familial de 2027.
Scénario
8
Interprétation
8
Réalisation
9
Image
8
Musique et son
9
Émotion
9

La note globale est la moyenne des six critères.

Fiche du film

OriginalThe Bluey Movie
Sortie en France04/08/2027
RéalisationJoe Brumm, Richard Jeffery
GenreFilms d'animation, Films familiaux
PaysFilms anglais, Films australiens, Films américains

Pourquoi Bluey est un phénomène

Pour ceux qui ne la connaissent pas encore : Bluey est une série d'animation australienne qui suit une jeune chienne de race bouvier australien et sa famille. À première vue, c'est un programme pour les tout-petits comme un autre, avec des épisodes courts, des couleurs vives et beaucoup de jeux. Et puis on s'assoit à côté de son enfant, et au bout de cinq minutes on se surprend à rire. Au bout de dix, on a la gorge nouée.

Le secret de la série, c'est qu'elle prend le jeu au sérieux. Elle ne cherche pas à donner des leçons sur la manière d'être un bon parent ou un enfant sage. Elle laisse simplement la famille jouer, et tout ce qu'il y a à savoir sur l'enfance et la parentalité finit par émerger du jeu lui-même. Résultat : les adultes ne subissent pas les épisodes, ils les attendent avec la même impatience que les petits. C'est rare, et c'est précisément ce que le film devra préserver.

Ce qu'on sait du film, et ce qu'on ignore

Soyons honnêtes : pour l'instant, pas grand-chose. On sait que Bluey, le film est un long métrage d'animation familial, qu'il sortira en France le 4 août 2027 et qu'il s'agit d'une coproduction entre le Royaume-Uni, l'Australie et les États-Unis. À la réalisation, on retrouve Joe Brumm et Richard Jeffery.

Sur l'intrigue, aucune information fiable n'a filtré, alors je ne vais rien inventer. J'ignore où la famille va partir, s'il y aura un méchant (et même s'il y en aura un), et quelle place auront Bingo ou les parents. Autant de questions pour lesquelles il vaut mieux guetter les supports officiels d'ici la sortie.

Ce qui en dit déjà long, en revanche, c'est le haut de l'affiche. Une collaboration entre trois pays laisse penser qu'on n'a pas affaire à un produit dérivé bricolé à la va-vite pour encaisser un coup, mais à une vraie production internationale pensée pour un large public.

Joe Brumm aux commandes, la meilleure nouvelle

S'il ne fallait retenir qu'une raison d'être optimiste, ce serait le nom de Joe Brumm. C'est lui le créateur de Bluey : son humour, son sens de l'observation et sa sensibilité font de la série ce qu'elle est. L'un des maux les plus courants des adaptations de franchises, c'est que la version cinéma n'est plus confiée à l'auteur d'origine, mais à quelqu'un qui n'y voit qu'une marque. Ici, ce risque est nettement moindre.

Richard Jeffery le rejoint en tant que coréalisateur. On ne connaît pas encore les détails de leur collaboration, mais ce tandem laisse supposer que le ton du film ne sera pas étranger aux fans. C'est en tout cas ce que j'espère, et cet espoir est solide.

Jusqu'ici, Brumm a prouvé qu'il savait construire un arc émotionnel complet en un seul épisode de quelques minutes. Reste à savoir s'il y parviendra sur la durée d'un long métrage. C'est un autre format, un autre rythme, et il faut une autre patience.

Le vrai risque : passer de sept minutes à toute une séance

C'est là que se situe ma principale inquiétude. La force de Bluey, c'est sa concision. Chaque épisode repose sur une idée, un jeu, une situation, et s'arrête pile au meilleur moment. Le format est d'une précision redoutable : pas de temps mort, pas de remplissage.

Un film, lui, réclame un arc plus ample. Et c'est là que le piège se referme : beaucoup d'adaptations de séries tentent de combler la durée en faisant monter les enjeux. On ajoute de l'aventure, du danger, une course-poursuite spectaculaire, et on perd au passage cette ambiance intime de salon qui faisait le charme de l'original. Bluey n'a pas besoin de sauver le monde. Un jouet perdu, un déménagement, une grande journée en famille suffisent largement, à condition d'être bien écrits.

L'autre danger, c'est le trop-plein d'émotion. Les moments les plus bouleversants de la série fonctionnent parce qu'ils arrivent sans prévenir et restent pudiques. Si le film cherche à tirer des larmes pendant une heure et demie, il risque vite de devenir insistant. Je fais confiance à Brumm pour savoir qu'une bonne scène émouvante est une scène silencieuse.

À quoi s'attendre en salle

Si tout se passe bien, on tiendra un film familial dans lequel enfants et parents prendront autant de plaisir, sans que personne ne s'ennuie. Je pense aux plus beaux moments de Pixar, ou aux films Paddington, qui ont prouvé qu'un univers doux et bienveillant pouvait remplir une salle sans devenir cynique ni tapageur.

Visuellement aussi, il y a de quoi être enthousiaste. La palette chaude et ensoleillée de la série, inspirée de Brisbane, pourrait être magnifique sur grand écran, et un budget de cinéma permet davantage de détails, des espaces plus profonds et des décors plus riches. Côté musique, je suis tout aussi optimiste : la bande originale de la série a toujours été fine et intelligente, et elle pourrait vraiment s'épanouir sur un bon système son.

Pour les plus petits, l'essentiel sera sans doute le jeu, les rires et les idées farfelues. Pour les adultes, ce sera ce petit pincement au cœur quand ils se reconnaîtront dans un papa ou une maman fatigués, mais toujours partants pour jouer.

Pour qui ?

Si vous aimez, regardez aussi : Paddington (2014), Paddington 2 (2017), Winnie l'ourson (2011), Vice-versa (2015), Coco (2017)

Questions fréquentes

Quand sort Bluey, le film en France ?

Le film sort dans les salles françaises le 4 août 2027.

Qui réalise Bluey, le film ?

Le film est réalisé par Joe Brumm, le créateur de la série Bluey, et Richard Jeffery.

De quel genre est Bluey, le film ?

Il s'agit d'un film d'animation familial.

Quels pays produisent le film ?

Bluey, le film est une coproduction entre le Royaume-Uni, l'Australie et les États-Unis.

Faut-il connaître la série avant de voir le film ?

Aucune information officielle n'a encore été donnée sur l'intrigue, mais les fans en profiteront sans doute davantage. Quelques épisodes de la série seront un bon moyen de se mettre dans l'ambiance avant la sortie.

Faut-il déjà bloquer une sortie ciné en famille pour le mois d'août ?

Je pense que oui, et je l'inscrirais dès maintenant dans l'agenda. Bluey fait partie des rares marques qui ont aussi gagné la confiance des parents, et voir Joe Brumm réaliser lui-même le film, c'est la meilleure garantie qu'un tel projet puisse avoir. Le risque existe bel et bien : la perfection en sept minutes ne se transpose pas automatiquement en long métrage, et le film pourrait déraper vers trop d'aventure ou trop de larmes. Mais s'il conserve la sagesse tranquille et l'humour joueur de la série, il sera l'une des plus belles expériences de cinéma de l'été 2027. Ma note attendue : élevée, avec un optimisme prudent.

Note attendue: 8,5/10 · Scénario 8 · Interprétation 8 · Réalisation 9 · Image 8 · Musique et son 9 · Émotion 9