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Critique avant la sortie

Rolling Loud: The Movie, critique en avant-première : Owen Wilson et un ado au cœur de l'enfer hip-hop

Films américainsComédies romantiquesInspirés d'une histoire vraie

Il y a des décisions parentales qu'on évite de raconter fièrement au repas de famille. Rolling Loud: The Movie en tire une comédie entière : Owen Wilson y joue un père surprotecteur qui fait entrer son fils de 13 ans au plus grand festival hip-hop de la planète. Nous avons regardé de près ce que le film a dans le ventre, et ce qui pourrait le faire trébucher.

6,7/10
Note attendue
Une comédie père-fils sympathique et chaotique en perspective, portée par le charme d'Owen Wilson et l'ambiance festival, mais menacée par la prévisibilité du genre.
Scénario
6
Interprétation
7
Réalisation
6
Image
7
Musique et son
8
Émotion
6

La note globale est la moyenne des six critères.

Fiche du film

RéalisationJeremy Garelick
DistributionOwen Wilson, Jolene Blalock, Christian Convery, Matt Rife, Travis Scott, Olivia Luccardi
GenreComédies romantiques
Durée95 min
PaysFilms américains

De quoi ça parle ? Un père, un gamin et tout Miami qui crache des basses

Le point de départ est simple, et c'est peut-être sa force : un père surprotecteur prend la pire décision parentale de sa vie et fait entrer en douce son fils de 13 ans au Rolling Loud de Miami, le plus grand festival hip-hop du monde. Quiconque a déjà mis les pieds dans un gros festival comprend tout de suite pourquoi l'idée sent la catastrophe : la foule, le volume sonore, et un univers qui n'a pas vraiment été pensé pour un élève de cinquième.

Selon le synopsis, entre la foule, des agents de sécurité intraitables et des bénévoles franchement excentriques, l'aventure dérape vite. Je ne vais pas inventer les péripéties exactes, mais la recette est connue : un temps limité, un lieu clos qui semble pourtant sans fin, et deux personnes qui doivent, d'ici la fin de la journée, se retrouver l'une l'autre. Le film s'inspire en plus d'une histoire vraie, ce qui donne toujours un petit supplément à ce genre de situation de départ complètement folle. Ne serait-ce que parce qu'on se demande aussitôt quelle part de tout ça a réellement été aussi dingue.

Owen Wilson, le père paumé idéal

Difficile d'imaginer meilleur choix qu'Owen Wilson pour incarner un papa plein de bonnes intentions qui dérive sans cesse dans la mauvaise direction. Depuis Serial noceurs et ses films avec Wes Anderson, on sait qu'il tire plus d'une scène avec un simple « wow » étonné que d'autres avec un monologue entier. Son charme décontracté, un peu lunaire, est exactement ce qu'il faut pour rendre attachante une décision en principe irresponsable.

À ses côtés, Christian Convery, que beaucoup connaissent grâce à la série Sweet Tooth, et qui a déjà prouvé qu'il savait faire autre chose qu'être mignon. Ce genre de film tient ou s'écroule avec son jeune premier rôle : si l'ado n'est qu'un accessoire, tout sonne creux ; s'il a une vraie personnalité, la relation père-fils peut vraiment toucher.

Au générique figurent aussi Jolene Blalock, la T'Pol de Star Trek: Enterprise pour les fans, Matt Rife, venu du stand-up, Olivia Luccardi et, sans doute l'argument le plus fort pour le public visé, Travis Scott. Qui joue quoi et avec quelle importance, on n'en sait encore rien, donc je ne me risquerai pas aux pronostics.

Jeremy Garelick et la comédie d'aventure

Aux commandes, Jeremy Garelick, un habitué des comédies légères pour adultes. Ici, pas de grande vision d'auteur à attendre : tout se joue sur le rythme. Les gags s'enchaînent-ils bien, le réalisateur exploite-t-il le chaos du lieu, et sait-il ralentir juste assez pour laisser respirer les moments d'émotion ?

Les 95 minutes de durée jouent clairement en sa faveur. Une comédie d'aventure en festival n'a aucun besoin de deux heures et demie, bien au contraire. Si le film reste nerveux et ne s'essouffle pas au deuxième acte, c'est typiquement le genre de séance qu'on s'offre volontiers un vendredi soir entre amis.

Qu'est-ce qui pourrait le rendre vraiment bon ?

Où peut-il se planter ?

Soyons honnêtes : le genre de « la nuit de folie qui part en vrille » regorge de films médiocres. Le principal risque, c'est que celui-ci se contente du modèle éprouvé : une situation gênante, puis une autre, puis un peu d'émotion à la fin, et tout le monde rentre à la maison. Si les bénévoles farfelus et les agents de sécurité rigides ne sont que des ressorts comiques unidimensionnels, l'humour risque de s'user vite.

Autre question en suspens : le monde du hip-hop aura-t-il droit à une représentation crédible, ou ne servira-t-il que de décor à une crise de papa ?

Pour qui ?

Si vous aimez, regardez aussi : Serial noceurs (2005), Very Bad Trip (2009), Good Boys (2019), SuperGrave (2007)

Questions fréquentes

De quoi parle Rolling Loud: The Movie ?

Un père surprotecteur fait entrer en douce son fils de 13 ans au festival hip-hop Rolling Loud de Miami, où commence une aventure chaotique. L'histoire s'inspire de faits réels.

Quelle est la durée du film ?

Le film dure 95 minutes.

Qui joue dans le film ?

Owen Wilson, Jolene Blalock, Christian Convery, Matt Rife, Travis Scott et Olivia Luccardi. Le film est réalisé par Jeremy Garelick.

Ça vaut le coup de prendre ce pass festival ?

À ce stade, je dis oui, mais sans attentes démesurées. Sur le papier, Rolling Loud: The Movie ressemble à une comédie père-fils sympathique, bruyante et divertissante, dont Owen Wilson est la meilleure carte et le festival le décor le plus coloré. Si les gags font mouche, si la musique envoie et s'il reste quelques moments sincères entre deux bêtises de gamins, ce sera une agréable soirée ciné. Sinon, au moins, ça ne dure que 95 minutes. Note attendue : un bon 6, un 7 les jours de grâce.

Note attendue: 6,7/10 · Scénario 6 · Interprétation 7 · Réalisation 6 · Image 7 · Musique et son 8 · Émotion 6