Avengers: Secret Wars, critique en avant-première : les frères Russo reviennent et voient les choses en grand
Certains films se font attendre. D'autres sont attendus par tout un univers cinématographique. Avengers: Secret Wars sort en France le 15 décembre 2027, et s'il tient ne serait-ce que la moitié des promesses de son titre et de son générique, il pourrait bien être l'un des plus grands événements de cinéma de la décennie. Anthony et Joe Russo reprennent la réalisation, et le casting ressemble à une liste de souhaits de fans imprimée telle quelle.
Sur le papier, tout est réuni pour un final grandiose. Reste à savoir si les frères Russo peuvent réussir le miracle une seconde fois, ou s'ils finiront écrasés par le poids de leur propre légende.
Fiche du film
| Sortie en France | 15/12/2027 |
|---|---|
| Réalisation | Anthony Russo, Joe Russo |
| Distribution | Robert Downey Jr., Pedro Pascal, Vanessa Kirby, Ebon Moss-Bachrach, Wyatt Russell, Joseph Quinn |
| Genre | Films de science fiction, Films fantastiques |
| Pays | Films américains |
Ce que l'on sait, et ce que l'on ignore
Commençons par l'honnêteté : sur Avengers: Secret Wars, on ne sait avec certitude que ce que révèlent les informations officielles. C'est un film américain de science-fiction et de fantastique, il sort en France le 15 décembre 2027, il est réalisé par Anthony Russo et Joe Russo, et on retrouve au casting Robert Downey Jr., Pedro Pascal, Vanessa Kirby, Ebon Moss-Bachrach, Wyatt Russell et Joseph Quinn.
Sur l'intrigue, les rôles, la durée ou la classification, rien n'est confirmé. Je ne vais donc pas faire semblant de savoir qui affronte qui, ni qui sera encore debout à la fin. Internet regorge de théories, souvent très divertissantes, mais une critique en avant-première n'a pas vocation à noter des spéculations. Je note ce que l'on a sous la main : les auteurs, les acteurs, le genre et l'élan qui porte ce film.
Et franchement, cet élan en dit long. Un titre Avengers est déjà une promesse en soi. Un titre qui contient le mot guerre sonne presque comme une menace, dans le bon sens du terme.
Les frères Russo : une garantie ou une pression ?
S'il y a bien quelqu'un qui sait faire tenir une douzaine de héros dans un même film sans qu'aucun ne se sente relégué au second plan, ce sont Anthony et Joe Russo. Avengers: Infinity War et Avengers: Endgame n'ont pas seulement été des triomphes au box-office, mais de véritables expériences collectives, dont on parle encore des années après comme d'un concert ou d'une finale de Coupe du monde. Le moment où la salle a explosé, ce n'était pas du marketing, c'était une joie partagée bien réelle.
La force des deux frères a toujours été de placer un enjeu humain derrière le spectacle démesuré. Depuis Captain America : Le Soldat de l'hiver, on sait qu'ils savent traiter le film de super-héros comme un thriller, un drame de guerre ou une tragédie familiale. C'est cette polyvalence qu'il faudra retrouver, car pour un nouvel affrontement géant, une foule de héros et des explosions en cascade ne suffisent plus. On a déjà vu tout ça. Le public en veut davantage.
Et c'est là que réside le risque. Les Russo se mesurent à leurs propres exploits. Si Secret Wars est simplement très bon, beaucoup le vivront quand même comme une déception. Ce n'est pas juste, mais la mémoire des fans fonctionne ainsi. J'ai pourtant plus confiance que d'inquiétude : rares sont les duos de cinéastes capables de piloter une telle machine avec autant d'assurance.
Le retour de Robert Downey Jr., et les autres
Le nom de Robert Downey Jr. au générique fait à peu près l'effet d'une décharge électrique à n'importe quel fan de Marvel. Il a été Iron Man, le visage sur lequel tout un univers s'est construit, et ses adieux avaient marqué un sommet émotionnel. Le rôle dans lequel il revient n'est pas précisé officiellement, je m'abstiendrai donc d'en parler. Je peux en revanche affirmer une chose : le charisme de Downey est capable de porter une scène faible sur ses épaules et de rendre une bonne scène inoubliable.
Pedro Pascal est l'un des acteurs les plus demandés de ces dernières années, et ce n'est pas un hasard. Après The Last of Us et The Mandalorian, plus personne ne doute de sa capacité à paraître à la fois dur et vulnérable. Avec Vanessa Kirby, Ebon Moss-Bachrach et Joseph Quinn, on le considère comme une équipe depuis Les 4 Fantastiques : Premiers pas, et cette intégration dans un récit plus vaste est exactement ce qu'on attend d'un tel final.
Wyatt Russell n'est pas non plus un choix anodin : dans les séries et les films Marvel, il a prouvé qu'il savait rendre passionnants des personnages moralement troubles et difficiles à aimer. Dans un ensemble de cette ampleur, ce genre d'acteur vaut de l'or, car il apporte les frictions qui empêchent un film choral de virer à la simple parade.
Qu'est-ce qui pourrait le rendre formidable ?
Si je devais résumer les raisons de s'enthousiasmer, voici ma liste :
- Des réalisateurs qui ont fait leurs preuves. Les frères Russo ont déjà accompli deux fois ce que tout le monde jugeait impossible.
- La distribution. Downey Jr. et Pedro Pascal dans un même film, cela vaut déjà le prix du billet.
- La liberté du genre. Le mélange de science-fiction et de fantastique autorise un univers visuel presque sans limites, taillé pour le grand écran.
- La sortie en décembre. Les fêtes de fin d'année sont la saison des grandes sorties en famille ou entre amis, et un film pareil y a toute sa place.
Il y a aussi quelque chose de nostalgique là-dedans. Ces dernières années, beaucoup de films de super-héros avaient des airs de devoirs à rendre, et le public l'a fait savoir. Un événement vraiment grand, vraiment ambitieux, pourrait ramener ce sentiment qu'on ne va pas au cinéma pour rester à jour, mais parce qu'on veut y être quand ça se passe.
Où ça pourrait déraper ?
Je ne veux pas jouer les rabat-joie, mais une critique en avant-première n'a de valeur que si elle nomme aussi les risques. Le premier, et le plus important : la surcharge. Plus il y a de personnages, plus il est difficile d'offrir à chacun un arc qui ait du sens. Infinity War s'en était sorti brillamment, mais un méchant central très fort tenait alors tous les fils. Sans une telle colonne vertébrale, le film pourrait vite se morceler en une suite d'épisodes.
Le deuxième risque, c'est la lassitude face aux prérequis. Une partie du public ne suit plus tous les films et toutes les séries, et si Secret Wars repose trop sur l'idée que vous avez tout vu, vous risquez de rester spectateur extérieur malgré votre place payée. Le troisième, enfin, c'est le piège des retours : le fan service est une excellente chose, tant qu'il ne prend pas la place de l'histoire.
C'est pourquoi j'accorde au scénario une note plus prudente qu'aux autres catégories. Pas parce que je le crois mauvais, mais parce que c'est ce que l'on connaît le moins, et ce dont tout dépend.
Pour qui ?
- Pour vous si : Tous ceux qui attendent depuis Infinity War et Endgame de ressentir à nouveau en salle ce qu'ils avaient ressenti alors. Incontournable pour les fans de Robert Downey Jr. et de Pedro Pascal.
- Passez votre chemin si : Ceux que la déferlante de films de super-héros épuise et qui n'ont pas envie de s'asseoir devant le chapitre d'un immense univers interconnecté. Si vous rêvez d'un drame intimiste et feutré, vous vous trompez d'adresse.
Si vous aimez, regardez aussi : Avengers: Infinity War (2018), Avengers: Endgame (2019), Captain America : Le Soldat de l'hiver (2014), Spider-Man: No Way Home (2021), Les 4 Fantastiques : Premiers pas (2025)
Questions fréquentes
Quand sort Avengers: Secret Wars en France ?
Le film sort dans les salles françaises le 15 décembre 2027.
Qui réalise Avengers: Secret Wars ?
Le film est réalisé par Anthony Russo et Joe Russo, déjà aux commandes d'Avengers: Infinity War et d'Avengers: Endgame.
Qui joue dans le film ?
On retrouve notamment au casting Robert Downey Jr., Pedro Pascal, Vanessa Kirby, Ebon Moss-Bachrach, Wyatt Russell et Joseph Quinn.
À quel genre appartient Avengers: Secret Wars ?
C'est un film américain de science-fiction et de fantastique.
Faut-il déjà entourer la date de décembre dans son agenda ?
Oui, et sans avoir besoin d'une foi aveugle. Le parcours des frères Russo, la force du casting et le fait que ce film s'annonce comme l'un des sommets d'un immense univers cinématographique suffisent à repérer dès maintenant le plus grand écran de sa ville. Les risques sont réels : la surcharge, la lassitude face aux films précédents à rattraper et des attentes colossales pourraient chacun faire trébucher le résultat. Je reste pourtant optimiste. Si quelqu'un sait tirer de l'émotion, de l'humour et de vrais enjeux d'une machine pareille, c'est bien eux. Mon pronostic est très favorable, mais le dernier mot se dira en salle, le 15 décembre 2027.
