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Critique avant la sortie · Au cinéma depuis le 03/03/2027

Nero, chat noir : critique en avant-première du nouveau Enrico Casarosa, qui nous fait déjà ronronner

Films américainsFilms japonaisFilms d'animation

Il y a des cinéastes dont il suffit de lire le nom sur une affiche pour sortir déjà les mouchoirs. Enrico Casarosa en fait partie pour moi, et la sortie de Nero, chat noir le 3 mars 2027 est entourée d'un gros cercle rouge dans mon agenda. Précision importante : il s'agit d'une critique en avant-première. Personne n'a encore vu le film, mais ses ingrédients donnent largement matière à discussion.

7,8/10
Note attendue
Si Casarosa est en forme, Nero, chat noir pourrait bien être l'un des films d'animation les plus chaleureux et les plus attachants du printemps 2027.
Scénario
7
Interprétation
7
Réalisation
8
Image
9
Musique et son
8
Émotion
8

La note globale est la moyenne des six critères.

Fiche du film

OriginalGatto
Sortie en France03/03/2027
RéalisationEnrico Casarosa
GenreFilms d'animation
PaysFilms américains, Films japonais

Un chat dans le titre, et notre attention est captée

Le titre original, Gatto, signifie tout simplement « chat » en italien, et difficile d'imaginer plus simple et plus tendre pour un film d'animation. On y sent tout de suite quelque chose de méditerranéen, de solaire, d'un brin nostalgique, ce qui colle parfaitement à son réalisateur. De quoi parlera exactement le film ? Les informations disponibles ne permettent pas de le dire, et je ne vais rien inventer. Ce qui est sûr : il s'agit d'un film d'animation, fruit d'une collaboration américaine et japonaise, attendu dans les salles françaises le 3 mars 2027 sous le titre Nero, chat noir.

Pour être honnête, ce peu d'éléments suffit à me faire trépigner sur mon siège. Un titre félin, un auteur dont j'aime le style, et un projet qui réunit deux grandes puissances de l'animation. Comme point de départ, on a vu pire.

Enrico Casarosa, le cinéaste qui sait animer l'été

La plupart des spectateurs connaissent Casarosa grâce à Luca, à mes yeux l'un des films d'animation les plus sous-estimés de ces dernières années. Il ne cherchait pas à sauver le monde ni à bâtir une mythologie à vingt étages : il racontait simplement une amitié, avec une légèreté et une chaleur qui donnaient envie de manger des glaces au bord de la mer pendant des jours. Auparavant, avec le court métrage La Luna, il avait déjà prouvé qu'il savait créer de la magie en quelques minutes, sans dialogues, par la seule force de l'image et de l'atmosphère.

Sa grande qualité, selon moi, c'est qu'il n'a pas peur des petites histoires intimes. Chez lui, tout passe par les gestes, le rythme, les couleurs, et non par les gags tonitruants. À une époque où la plupart des grosses productions animées sont survoltées, bavardes et surchargées, c'est franchement rafraîchissant. Si Nero, chat noir retrouve cette sensibilité, nous n'aurons pas droit à un énième film familial sorti de la chaîne de montage, mais à quelque chose de beaucoup plus personnel.

L'Amérique et le Japon sur le même écran : que peut donner ce mariage ?

Parmi les pays de production, le Japon figure aux côtés des États-Unis, et ce détail m'a immédiatement intrigué. La tradition de l'animation japonaise, il suffit de penser aux films de Hayao Miyazaki, raconte les histoires sur un tout autre tempo et avec une autre sensibilité que l'école hollywoodienne. Le silence, l'attente, la beauté des instants du quotidien y comptent au moins autant que l'intrigue elle-même.

On a d'ailleurs souvent souligné l'influence de l'animation japonaise sur Casarosa, et certaines séquences de Luca le montraient bien, à mon avis. Ce que la participation japonaise signifiera concrètement pour Nero, chat noir, je l'ignore. Mais s'il en reste ne serait-ce qu'une parcelle de ce charme apaisé et contemplatif propre aux meilleurs animes, le mélange pourrait être vraiment singulier. C'est ce que j'espère en secret.

Pourquoi j'y crois déjà

Voyons ce qui joue en faveur du film avant même d'en avoir vu la moindre image en salle :

C'est aussi ce qui explique la note élevée que j'anticipe pour l'aspect visuel : Casarosa n'a jamais déçu sur ce plan, et je ne vois pas pourquoi il commencerait maintenant.

Où la patte pourrait-elle glisser ?

Je ne serais pas honnête si je me contentais de m'extasier. Il y a aussi quelques risques auxquels mieux vaut se préparer.

Le premier : la douceur à la Casarosa peut facilement virer à la tiédeur. On a reproché à Luca d'être trop petit, trop simple, trop sage. Je n'y ai pas vu une faiblesse, mais je comprends qu'on attende davantage d'enjeux et de drame d'un film de cinéma. Si Nero, chat noir prend le même chemin, certains resteront sur leur faim.

Le second risque tient aux coproductions elles-mêmes : la rencontre de deux cultures cinématographiques est excitante, mais si le dosage est raté, le résultat n'appartient vraiment à aucun des deux publics. Un peu trop américain pour les fans de japanimation, un peu trop lent pour ceux habitués au rythme hollywoodien. Ce danger plane toujours au-dessus de ce genre de projet.

Reste enfin la plus grande inconnue : on ne sait presque rien de l'histoire. Ma note anticipée pour le scénario est donc plus prudente. Le film peut se révéler un conte merveilleux et profond, ou une jolie petite anecdote vite oubliée. Seule la sortie nous le dira.

À quoi s'attendre en mars ?

Si je me fie au parcours du réalisateur, nous n'aurons sans doute pas droit à un film familial bourré d'action et de vannes en rafale, mais à un film d'animation atmosphérique, émouvant et visuellement riche. Le genre de film qu'on peut apprécier enfant, et peut-être plus encore adulte, parce que ses couches les plus délicates ne se révèlent vraiment qu'une fois quelques étés derrière soi.

Verdict le 3 mars 2027. D'ici là, je conseille à ceux qui ne l'ont pas encore vu de découvrir Luca, le meilleur avant-goût de la façon dont Casarosa pense le cinéma. Et pour ceux qui viennent de l'animation japonaise, Nero, chat noir sera un vrai objet de curiosité : que restera-t-il de cette tradition dans une coproduction internationale ?

Pour qui ?

Si vous aimez, regardez aussi : Luca (2021), Le Voyage de Chihiro (2001), Porco Rosso (1992), Flow, le chat qui n'avait plus peur de l'eau (2024), Coco (2017)

Questions fréquentes

Quand Nero, chat noir sort-il au cinéma en France ?

Nero, chat noir sort dans les salles françaises le 3 mars 2027.

Qui a réalisé Nero, chat noir ?

Le film est réalisé par Enrico Casarosa, que beaucoup connaissent pour le film d'animation Luca.

De quel genre de film s'agit-il ?

Nero, chat noir est un film d'animation.

Quels pays ont produit Nero, chat noir ?

Il s'agit d'une coproduction entre les États-Unis et le Japon.

Que signifie le titre original Gatto ?

Gatto est un mot italien qui signifie « chat ».

Faut-il déjà entourer le 3 mars dans son agenda ?

Je pense que oui. Autour de Nero, chat noir, les points d'interrogation sont pour l'instant plus nombreux que les réponses, mais la personnalité du réalisateur et ce contexte américano-japonais singulier suffisent largement à prendre le projet au sérieux. Casarosa a toujours prouvé que les petites histoires peuvent abriter d'immenses émotions, et s'il y parvient encore, ce film sera de ceux auxquels on repense avec le sourire des années plus tard. Ma note anticipée est prudemment élevée : je ne promets pas de miracle, mais j'aimerais beaucoup pouvoir l'arrondir à la hausse après la sortie.

Note attendue: 7,8/10 · Scénario 7 · Interprétation 7 · Réalisation 8 · Image 9 · Musique et son 8 · Émotion 8